Avant une opération, la plupart des propriétaires pensent aux risques liés à l'âge ou à l'état de santé général de leur chien. Ce que beaucoup ignorent: il existe un risque génétique spécifique à l'anesthésie, lié à un gène qui contrôle la contraction musculaire.
RYR1 et le récepteur à la ryanodine
Le gène RYR1 code pour le récepteur à la ryanodine, une protéine présente dans les cellules musculaires qui contrôle la libération du calcium nécessaire à la contraction. Quand ce gène est muté, les cellules musculaires peuvent réagir de façon anormale à certains agents anesthésiques volatils ou à certains curares utilisés en chirurgie.
L'hyperthermie maligne: une urgence opératoire
La complication redoutée s'appelle l'hyperthermie maligne. Lors d'une exposition à un agent déclenchant, les muscles entrent dans un état de contraction incontrôlée et prolongée. La température corporelle monte très rapidement, les muscles se rigidifient, le métabolisme s'emballe. Sans prise en charge immédiate, les conséquences peuvent être graves.
Une réaction imprévisible sans test
Le problème de l'hyperthermie maligne est qu'elle est totalement imprévisible cliniquement. Un chien porteur de la mutation peut avoir subi plusieurs anesthésies sans incident, et déclencher une crise lors d'une intervention ultérieure. Le déclenchement dépend du type d'agent utilisé et de la dose.
Ce que Lupi analyse
Lupi identifie les variantes du gène RYR1. Connaître le statut de votre chien avant toute anesthésie permet à l'équipe vétérinaire de choisir des protocoles d'anesthésie sûrs pour les animaux sensibles, en évitant les agents déclenchants connus. C'est une information qui se note dans le dossier médical une fois pour toutes, et qui peut littéralement éviter une urgence vitale.