La dysplasie de la hanche est l'une des affections orthopédiques les plus fréquentes chez le chien, en particulier chez les grandes races comme le Labrador, le Berger Allemand ou le Rottweiler. Elle correspond à une malformation de l'articulation coxo fémorale qui entraîne progressivement de l'arthrose, des douleurs et une perte de mobilité.
Cette maladie n'est pas uniquement liée à la croissance ou à l'activité physique. Elle a une composante héréditaire bien documentée, ce qui explique pourquoi certaines lignées y sont beaucoup plus exposées que d'autres, indépendamment du mode de vie du chien.
Les premiers signes passent souvent inaperçus. Une légère boiterie après l'effort, une difficulté à se lever le matin, une réticence à monter les escaliers ou à sauter dans la voiture peuvent être les premiers indices d'un problème articulaire en développement, parfois dès l'âge d'un an.
Connaître la prédisposition génétique de son chien à la dysplasie permet d'agir en amont plutôt que de réagir une fois les symptômes installés. Cela peut orienter le choix de l'alimentation pendant la croissance, le niveau d'exercice adapté, ou la décision de faire des radiographies de dépistage à un âge précis avec son vétérinaire.
Pour les propriétaires de chiots issus de races à risque, le test génétique Lupi permet d'obtenir une information objective sur cette prédisposition, en complément du suivi vétérinaire classique. Cette approche préventive s'inscrit dans une vision plus large de la santé du chien, où la génétique devient un outil de décision au quotidien plutôt qu'une simple information après coup.
Anticiper vaut toujours mieux que subir. Un chien dont la prédisposition est connue tôt peut bénéficier d'un accompagnement adapté qui retarde l'apparition des symptômes et améliore nettement sa qualité de vie sur le long terme.