L'alimentation du chien a longtemps reposé sur des généralités: un repas adapté à la taille, à l'âge et à l'activité. La génétique ouvre une troisième voie: adapter l'alimentation aux prédispositions héréditaires spécifiques de votre chien.
Les calculs urinaires et l'alimentation
Un chien porteur de mutations sur les gènes SLC7A9 ou AGXT est prédisposé à former des calculs urinaires de cystine ou d'oxalate de calcium. Dans ces cas, l'alimentation joue un rôle préventif direct. Une alimentation pauvre en précurseurs de cystine (certaines protéines animales) ou d'oxalate (épinards, betteraves), associée à une hydratation maximale, réduit significativement le risque de formation de cristaux.
Les maladies hépatiques et le métabolisme des protéines
Certaines mutations affectent le métabolisme hépatique et la façon dont les protéines sont dégradées. Pour ces chiens, une alimentation avec des protéines de haute digestibilité et en quantité contrôlée peut réduire la charge de travail du foie.
La prédisposition à l'obésité
Chez le Labrador Retriever notamment, certaines variantes génétiques sur des gènes de régulation de l'appétit sont associées à une tendance marquée à la suralimentation et à l'obésité. Pour ces chiens, une alimentation mesurée et des repas fractionnés ne sont pas une option mais une nécessité métabolique.
Les maladies rénales et la restriction protéique
Un chien porteur d'une mutation sur PKD1 (prédisposition aux kystes rénaux) peut bénéficier d'une alimentation légèrement restreinte en phosphore et en protéines, même avant l'apparition de signes cliniques, pour préserver la fonction rénale plus longtemps.
Ce que Lupi apporte à la nutritionniste ou au vétérinaire
Les résultats du test Lupi peuvent être partagés avec un vétérinaire nutritionniste pour construire un plan alimentaire véritablement personnalisé, qui prend en compte les prédispositions génétiques de votre chien plutôt que de s'appuyer uniquement sur sa race ou son âge.