Quand on reçoit les résultats d'un test ADN pour son chien, on tombe vite sur des termes comme "porteur", "homozygote", "transmission récessive". Ces mots appartiennent au vocabulaire de la génétique, et comprendre leur sens change complètement la façon dont on interprète les résultats.
Les gènes viennent toujours en paires
Chaque chien possède deux copies de chaque gène: une héritée de sa mère, une héritée de son père. Pour chaque gène, il peut donc être dans l'une de ces trois situations: deux copies normales, une copie normale et une copie mutée, ou deux copies mutées.
La transmission récessive: le chien porteur
Dans une maladie à transmission récessive, une seule copie mutée ne suffit pas à provoquer la maladie. Le chien qui possède une copie normale et une copie mutée est dit porteur. Il n'est pas malade, ne le sera jamais pour cette maladie spécifique, mais il peut transmettre la mutation à sa descendance. Si deux porteurs s'accouplent, chaque chiot a 25 % de risques d'hériter des deux copies mutées et donc d'être atteint, 50 % d'être porteur, et 25 % d'être sain.
La transmission dominante: un seul exemplaire suffit
Dans une maladie à transmission dominante, une seule copie mutée provoque la maladie. Un chien porteur d'une seule copie est donc atteint. C'est le cas par exemple de la maladie polykystique des reins liée à PKD1 chez le Bull Terrier.
Homozygote et hétérozygote
Ces deux termes décrivent simplement si les deux copies d'un gène sont identiques (homozygote) ou différentes (hétérozygote). Un chien homozygote pour la mutation a deux copies mutées. Un chien hétérozygote a une copie normale et une mutée.
Pourquoi c'est important en élevage
Deux parents porteurs produisent potentiellement des chiots atteints. Deux parents sains ne produisent pas de chiots atteints pour une maladie récessive. Connaître le statut génétique des reproducteurs permet de faire des choix d'accouplement qui réduisent progressivement la fréquence des mutations dans une race.