La maladie polykystique des reins est une affection héréditaire dans laquelle des kystes remplis de liquide se développent progressivement dans le tissu rénal. Ces kystes remplacent peu à peu les cellules fonctionnelles du rein, réduisant sa capacité à filtrer le sang. La maladie évolue sur des années avant de provoquer des signes cliniques visibles.
Le gène PKD1 en cause
Le gène PKD1 code pour une protéine impliquée dans le développement et le maintien des structures tubulaires des reins. Une mutation de ce gène perturbe l'organisation cellulaire et favorise la formation de kystes. Chez le chien, la transmission est autosomique dominante: un seul exemplaire muté suffit à provoquer la maladie, ce qui signifie qu'un chien atteint a 50 % de risques de transmettre la mutation à chaque chiot.
Une évolution silencieuse
Pendant longtemps, les reins compensent la perte de tissu fonctionnel. Le chien ne montre aucun signe. Les kystes sont souvent découverts fortuitement lors d'une échographie abdominale réalisée pour une autre raison. Quand les premiers symptômes apparaissent, boire et uriner beaucoup, perdre l'appétit, vomir, la maladie est déjà à un stade avancé.
Les races concernées
Le Bull Terrier et le Cairn Terrier sont les races les plus documentées pour cette mutation. D'autres races peuvent être porteuses, et des cas sporadiques sont rapportés dans des chiens croisés.
Ce que Lupi analyse
Lupi identifie les variantes du gène PKD1. Pour un chien dont le statut est positif, le vétérinaire peut mettre en place un suivi échographique régulier et une alimentation adaptée aux reins, retardant ainsi l'évolution de la maladie. Pour les éleveurs, ce test est incontournable: utiliser un reproducteur atteint garantit la transmission de la maladie à une partie de la descendance.