Certains chiens semblent avoir la peau particulièrement fragile: ils se blessent facilement, cicatrisent lentement, présentent des irritations récurrentes que rien ne semble expliquer. Dans une partie de ces cas, la cause n'est pas environnementale mais génétique.
Le collagène, armature de la peau
La peau est maintenue en place et en forme grâce à un réseau de protéines structurelles, dont le collagène. Le collagène VII, codé par le gène COL7A1, est particulièrement important: il forme des fibres qui ancrent l'épiderme au derme sous-jacent. Sans ces ancres, les couches cutanées se séparent facilement lors de petits traumatismes, créant des bulles, des plaies, des ulcérations.
L'épidermolyse bulleuse
La mutation du gène COL7A1 est associée à une condition appelée épidermolyse bulleuse dystrophique. Les chiens atteints développent des vésicules et des plaies au niveau des zones de friction: coussinets, autour de la gueule, aux articulations. Ces lésions sont douloureuses, sujettes aux infections, et cicatrisent mal. La maladie peut aussi toucher les muqueuses de la bouche et de l'oesophage.
FAM83G et les coussinets
Un autre gène, FAM83G, est associé à un épaississement anormal des coussinets plantaires (une condition appelée hyperkératose palmoplantaire). Les coussinets deviennent secs, craquelés, douloureux. Cette anomalie génétique touche notamment le Golden Retriever.
Ce que Lupi analyse
Lupi identifie les variantes des gènes COL7A1 et FAM83G. Connaître une prédisposition génétique à la fragilité cutanée permet d'adapter les soins préventifs: protéger les coussinets, éviter certains revêtements de sol, hydrater régulièrement la peau, et intervenir rapidement dès les premiers signes de lésion.