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SOD1: le gène derrière la myélopathie dégénérative du chien

La myélopathie dégénérative est l'une des maladies neurologiques les plus redoutées chez le chien. Elle progresse lentement, sans douleur apparente, jusqu'à priver l'animal de l'usage de ses pattes arrière. Ce qui la rend particulièrement difficile à accepter: elle est d'origine génétique et aucun traitement curatif n'existe à ce jour.

Le rôle du gène SOD1

SOD1 code pour une enzyme qui protège les cellules contre le stress oxydatif, c'est-à-dire contre l'accumulation de déchets toxiques produits naturellement par les neurones. Quand ce gène est muté, les cellules nerveuses de la moelle épinière se dégradent progressivement. Les signaux entre le cerveau et les membres arrière se raréfient, puis disparaissent.

Comment la maladie se manifeste

Les premiers signes apparaissent généralement après l'âge de 8 ans. Le chien commence à trébucher, à traîner les pattes, à avoir du mal à se lever. Sur plusieurs mois, la faiblesse s'étend vers l'avant. Contrairement à d'autres affections de la moelle épinière, la myélopathie dégénérative n'est pas douloureuse: le chien conserve son entrain et son appétit jusqu'à un stade avancé, ce qui rend le diagnostic d'autant plus délicat.

Les races les plus concernées

Le Berger Allemand est la race la plus documentée, mais la mutation SOD1 a été identifiée dans de nombreuses autres: le Boxer, le Corgi Pembroke, le Chesapeake Bay Retriever, le Berger Blanc Suisse, le Rhodesian Ridgeback. Dans certaines races, la fréquence de la mutation est suffisamment élevée pour justifier un dépistage systématique.

Porteur ou atteint: une nuance importante

Un chien peut posséder une seule copie de la mutation (porteur) ou deux copies. Les études suggèrent que seuls les chiens portant deux copies développent la maladie avec un risque significativement plus élevé. Un porteur d'une seule copie peut vivre sans jamais exprimer de symptômes, mais peut transmettre la mutation à sa descendance.

Ce que Lupi analyse

Lupi identifie les variantes du gène SOD1 associées à cette maladie. Connaître le statut de votre chien permet d'anticiper: adapter l'environnement, envisager une rééducation précoce par hydrothérapie, préparer les aménagements nécessaires au domicile. Pour les éleveurs, ce test est fondamental pour éviter les accouplements entre deux porteurs.

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