Les poumons sains se nettoient en permanence grâce à des millions de minuscules cils qui tapissent les voies respiratoires. Ces cils battent en rythme pour déplacer le mucus, les poussières et les agents infectieux vers l'extérieur. Chez les chiens atteints du syndrome des cils immobiles, ce mécanisme est défaillant dès la naissance.
Le rôle du gène CCDC39
CCDC39 code pour une protéine structurelle des cils respiratoires. Une mutation sur ce gène perturbe l'organisation interne des cils, qui n'arrivent plus à battre correctement, voire ne bougent plus du tout. Les voies respiratoires ne peuvent plus évacuer efficacement le mucus et les agents pathogènes qui s'y accumulent.
Des infections respiratoires à répétition
Un chien atteint du syndrome des cils immobiles développe des infections respiratoires récurrentes dès ses premières semaines: bronchites, pneumonies, sinusites. Ces infections répondent aux antibiotiques mais reviennent régulièrement car la cause profonde n'est pas traitée. Avec le temps, les infections répétées peuvent provoquer des lésions pulmonaires permanentes.
Un diagnostic souvent tardif
Le syndrome des cils immobiles est difficile à diagnostiquer sans test spécifique. Un chiot qui tousse et fait des infections respiratoires à répétition peut être suivi pendant des mois pour des bronchites à répétition avant que le vrai diagnostic soit posé. Le test génétique est l'outil le plus direct pour identifier cette prédisposition.
Ce que Lupi analyse
Lupi identifie les variantes du gène CCDC39. Un résultat positif permet d'orienter rapidement la prise en charge vers un spécialiste respiratoire, de mettre en place des séances régulières de kinésithérapie respiratoire et d'éviter les environnements trop poussiéreux ou humides qui aggravent les symptômes.